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•Sous «haute surveillance»
Quatre gardiens des Penguins s'entraînent à Saint-Boniface

• NHL-TRAINER-LEGENDE DEN EISBAREN!

•Lefebvre: «Je suis heureux sur une patinoire»

•Fordenmg an die Bâren: MacM den Schmeflerling
KanadischeTrainer-Legende Lefebvre bringt EHC-Torwarten viel bei

•La Russie , terre d ' accueil de l'ex-gourou de Théodore






 

Mercredi 11 août 2004 / Saint-Boniface

Sous «haute surveillance»
Quatre gardiens des Penguins s'entraînent à Saint-Boniface

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     ROBERT
MARTIN

Même avec la menace d'un lock- out imminent dans la Ligue nationale de hockey, quatre gardiens de but de l'organisation des Penguins de Pittsburgh se sont, néanmoins, mis résolument au travail.

Et c'est à l'aréna de Saint-Boniface, alors que se tient présentement l'Ecole de hockey Luc Gélinas, que Sébastien Caron, Marc-André Fleury, Andy Chiodo et Joe Exter, un Américain du Rhodes Island qui a déjà évolué à Marry Mack dans les rangs universitaires de la NCAA, ont entrepris leur mise en forme sous la «haute surveillance» de l'entraîneur des gardiens de but Gilles Lefebvre.

«C'est à l'invitation d'Eddy Johnston, de l'organisation des Penguins, que j'ai convié ces quatre gardiens. C'est plaisant ce genre d'entraînement, car tu constates rapidement que les gars veulent apprendre et qu'ils se donnent à 100 %», confiait Lefebvre. Ex-entraîneur des gardiens de but avec les Cataractes de Shawinigan.

Pas trop hâtif

Se retrouver sur une patinoire un 10 août n'avait rien de bien étrange pour le jeune gardien Marc-André Fleury, premier choix des Penguins en juin 2003. «Depuis quelques saisons, j'étais habitué à me joindre à mon équipe junior, Cap-Breton, puisqu'un camp d'entraînement au niveau junior débute toujours à la mi-août. Et puis, si je veux connaître un bon camp en septembre avec les Penguins, il est grand temps que je retrouve mes réflexes. C'est aussi agréable de travailler avec un entraîneur comme Gilles (Lefebvre)», racontait-il. «Avec un entraîneur comme Gilles, reprenait-il, nous avons la chance d'apprendre plein de choses, tout en retrouvant la forme et nos réflexes.»

Sébastien Caron, lui, se retrouve dans un coin de pays qu'il connaît bien. D'une part, il peut s'entraîner sous la supervision de Gilles Lefebvre et, par ailleurs, il pourra au cours des prochains jours s'amuser sur la piste de karting de Pointe-du-Lac en compagnie des frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin. «Je les connaît grâce à mon agent Paul Corbeil qui est aussi leur agent. J'ai assisté, d'ailleurs, aux quatre dernières éditions du Grand Prix de Trois- Rivières pour venir les encourager. Je connais bien le coin et j'aime bien y revenir», disait le jeune homme fort sympathique.

Arrêt de travail probable

Fleury, Caron, Exter et Chiodo sont unanimes: ils seraient sur la patinoire de l'aréna de Saint-Boniface cette semaine, même s'ils étaient persuadés du déclenchement d'un lock-out par les dirigeants de la LNH avant le début des camps d'entraînements. «Personnellement, je n'ai pas le choix, car même s'il doit y avoir un arrêt de travail, je pense que la direction des Penguins m'assignerait à l'une des équipes école de l'organisation. Je de vrais donc jouer au hockey cette saison même si le calendrier est perturbé dans la Ligue nationale», racontait Joe Exter.

«J'espère vraiment qu'il n'y aura pas de lock-out, ajoutait Andy Chiodo, un gardien de la région de Toronto. Mais c'est une situation que nous ne pouvons contrôler. Mais s'il devait y avoir un arrêt de travail, je pense que je vais quand même jouer dans un circuit mineur.»

Ce qui n'est pas le cas pour Sébastien Caron, qui possède un contrat de la Ligue nationale de hockey. «S'il y a lock-out, je serais, malheureusement, contraint à l'inactivité. Je sais qu'il y aura une rencontre de négociations le 15 août, mais selon nos informations, ça ne regarde pas bien», confiait Caron.

Pour sa part, Marc-André Fleury ne sait pas s'il devra rester inactif ou s'il aura l'occasion déjouer. «Je ne sais vraiment pas si mon contrat me permettrait de jouer. Mais, il y a une chose qui est certaine, je serais déjà à l'entraînement même si j'étais
certain qu'il y aurait un lock-out. Et au cours des prochaines semaines, je vais encore me rendre à la patinoire avec d'autres joueurs de la LNH. Dans ce cas, je serai prêt s'il n'y a pas d'arrêt de travail ou s'il y a une reprise rapide des activités», disait-il.

Et puis, pour Chiodo, il y avait une motivation supplémentaire à passer la semaine en Mauricie. Avec l'aide de Marc-André Fleury, il est parvenu à dire, presque sans accent: «...à la fin de la semaine, je vais parler français très bien.»

C'est la grâce qu'on lui souhaite. •


 

 

Dienstag,18, Januar 2005

NHL-TRAINER-LEGENDE DEN EISBAREN!

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VON OLIVER KNAACK

BERLIN - Gmes Lefebvre, 60, ist einer DER Eishockey-Torwart-Trai-ner in Nordamerika.

Und jetzt der Mann, der mithel-fen so i l, endlich die Meisterschaft nach Berlin zu holen. Als Sepp Maier der Eisbaren!

Gestem friih landete der Kanadier in Berlin . Der Flug aus Toronto war ihm egal - bereits zwei Stunden spa-ter stand Lefebvre auf dem Eis. Em Eishockey-Verriickter. Und die drei Eisbaren-Keeper Oliver Jonas, Da­niar Dshunussow und Youri Ziffzer muBten gleich Sonderschichten schieben. ,J)i e Jungs miissen bei niir immer 100 Prozent geben", er-klart Lefebvre sein Erfolgsrezepfc ^Es gibt keine leichten Einheiten. Ich fordere sehr viel."

Durch seine Verpflichtung haben die Trainer Pierre Page und Hartmut Nickel mehr Zeit, sich um den Rest des Teams zu kummem.

Und Lefebvre will jetzt aus Oliver Jonas alles rausholen: ,,Ich kenne ihn. Im Vergleich zum letzten Jahr hat er sich schon sehr gesteigert", sagt er lobend liber die Eisbaren-Nummer 1. ,,Aber es ist noch Platz fur weitere Verbesserung."

Lefebvre selbst hat me in der NHL gespielt, ist jedoch in der nordame-rikanischen Profi-Liga ein begehrter Fachmann. Dort arbeitete er unter anderem in Atlanta und entdeckte auch Pittsburghs Mega-Talent Marc-Andre Fleury, 20.

,,Ich habe fast alles von der russi-schen Torwart-Legende Vladislav Tretiak gelemt", erzahit Lefebvre. » Wegen ihm habe ich auch einige Zeit in Rufiland gearbeitet, spreche seitdem auch russisch."

Rund 20 000 € lassen sich die Eisbaren den ,,E TT" in dieser Saison kosten. ,,Er wird zu den Playoff noch-mals bei uns sein", sagt Manager Lee. Noch ein Grund, an den Titel zu glauben!


 

 

Lefebvre: «Je suis heureux sur une patinoire»

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     ROBERT
MARTIN

Saint-Boniface

Du moment que Gilles Lefebvre se retrouve, chaussé d'une pai re de patins, sur une glace de hockey à enseigner l'art d'être gardien de but, il est heureux comme un pois son dans l'eau. On le voit tout de suite au sourire éclatant qu'il affiche en dis tribuant ses conseils à quatre jeunes gardiens de l'organisation des Penguins de Pittsburgh, cette semaine à l'aréna de Saint-Boniface. .

Gilles. Lefebvre, on s'en souvient, a été un adjoint à plein temps de Denis Francoeur avec les Cataractes de Sha— winigan. Il a surtout aidé Olivier Mi chaud à améliorer sa technique.

Avant de se joindre aux Cataractes, il avait fait part de ses connaissance au près des gardiens de buts en Russie. Il est même devenu un ami intime de Vladislav Tretiak qui l'invitait à souper à la maison. ;

La saison dernière, il atravaillé avee quatre organisation de hockey profes sionnel, dont deux en Europe. «J'ai en trepris la saison 2003-2004 avec les Trashers d'Atlanta, invité par Bob Har tley à diriger les gardiens de but pen dant le camp d'entraînement», racontait Lefebvre.

«Puis un peu plus tard, ajoutait Le febvre, Pierre Page m'a demandé de le rejoindre à Berlin, où il dirige une for mation de division 1, pour aider ses gardiens de but. Puis j'ai également répondu à l'invitation de l'entraîneur al lemand Hans Zach à Cologne. Lorsque je suis revenu en Amérique du Nord, c'est Michel Therrien qui m'a appelé.. J'ai terminé la saison à Wilkes-Barre dans la Ligue américaine.»

 


 

BERLINER KURIER, 9. Oktober 2003

Fordenmg an die Bâren: MacM den Schmeflerling
KanadischeTrainer-Legende Lefebvre bringt EHC-Torwarten viel bei

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     Berlin - Seit Montag gehen die Eisbaren-Keeper wieder in die Schule. Die kanadische Trainer-Legende Gilles Lefebvre bringt den Oliver Jonas und Co.bei, noch besser zu fangen (KURIER berichtete). Der Mann weifi ge-nauwasertut.
Er trainierte beispielsweise im letzten Monat Pasi Nurminen undByranDafoe, dieStar-Goa-lies vom NHL-Klub Atlanta Trashers.

Das bis Ende der Wo-che begrenzte Engagement freut vor allem Jonas, der am liebsten wàhrend der gesamten Spieizeit einen Tonvartrainer an seiner Seitehàtte: ,,Daswàre optimal." Das ist aus Etat-Grùnden aber nicht môglich. Daher wird Le­febvre nichtaufDauerbeschàf-tigt, aber immerhin noch drei Mal ein Trainings-Camp durch-fùhren, an dem auch die Jugend-Keeper des EHC teilnehmen.

Lefebvre: ,,E m e befriedigende Aufgabe. Denn die Eisbàren ha-ben sehr talentierte Torleute." Spezialitàt des Coaches ist die Schulung des ,,Butterfly " (beim ,,Sc hm etter li ng " geht der Tor-wart in die Knie). Jonas: ,,Schon m der Vorbereitung habe icia m der Sch-weiz bei ' Fran ç ois Miaire trainiert. Lefebvre hat einen àhniichen Stil. Er zeigt uns , wi i wir besser in den Butterfly und wieder herauskommen. Keine Frage der Schnelligkeit, die eine Gabe ist, sondem der Technik." Schon morgen kann ,,Sc hm et- terling" Jonas bei der Dùssel-dorfer EG seine verbesserter Eangkùnste pràsentieren.

Unter dem gestrengen Blici seines Onkels Helmut de Raai dem Ex-Meister-Keeper de:

DEG... RonaldTopIal

 

Lefebvre flustert die Torhiiter stark

  Von ALEX VON KUCZKOWSKI

BERLIN - Die Torhiiter sind die wichtigsten Spieler im Eisho-ckey-Team. Ihre Leistungen entscheiden Uber Sieg oder Niederlage. Um nichts dem Zufall zu ùberlassen, enga-gierten die Eisbâren daher erstmals einen ,,Hexer " - Tr ai- ner.

Seit Montag kummert sich Gilles Lefebvre intensiv um Rich Parent und Oliver Jonas. Vorher war der Kanadier fur Atlanta in der NHL tâ-tig.

,,Der Kontakt kam ùber Trainer Pierre Pag e und Parent zu Stande, die ich beide aus Amerika kenne", erzâhit Lefebvre. ,,Beide Keeper gefallen mir sehr gut. Sie arbeiten hart." Neben praktischen Ûbungen feilt der ,,Hexer "-Coach mit den Eisbâren aber auch an der richtigen mentalen Einstellung: ,,Die ist f u r Torhuter enorm wichtig."

Lefebvre fl u stert seinen Keepern aiso was ein... Auch die Spieler sind von ihrem neuen Lehrmeister begeistert. Oliver Jonas schwàrmt: ,,Es freut mich, dass Gilles mit uns arbeitet. Er hat viel Erfahrung und to i le Technik-Tipps. Ich hoffe, er kommt ôfter nach Berlin. "

Kommt er. Zumindest ist es geplant. Lefebvre: ,, F reitag reise ich wieder ab. Aber vor-her wollen wir besprechen, wann ich zurùckkehre. Ich wùrde gern ôfter zu Stippvisi-ten nach Berlin kommen. "

Um seine Lehriinge noch besser und heilier zu machen...

 


 

23 Déc 2001 / journal de Montréal

La Russie , terre d ' accueil de l'ex-gourou de Théodore

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José Théodore n'a v a i t que 12 ans q u e les entraîneurs de l'école du grand maître Vladislav Tretiak décelaient déjà chez lui les aptitudes d'un futur gardien de la Ligue nationale. Son ancien gourou Gilles Lefebvre a raconté, hier matin au Centre Molson, comment il l'avait remarqué à l'école des gardiens de Tretiak, qui se tenait à l'époque au complexe Les Quatre Glaces, à Brossard. « Lors d'un exercice au cours duquel les élèves défilaient tour à tour devant le filet, José s'était planté dans le demi-cercle avec un style défiant et un air déterminé, de relater Lefebvre. Je m'étais tourné vers Tretiak qui ne parlait pas encore beaucoup anglais et je lui avais dit en montrant José : NHL. Il m'avait répondu : Yes. »

Treize ans plus tard, Théodore est à gravir les échelons dans la hiérarchie des meilleurs gardiens de la Ligue nationale, pendant que Lefebvre gagne sa vie comme entraîneur de gardiens de but dans une ville reculée de la Russie orientale appelée Khabarovsk, située à la frontière de la Chine.

Les deux n'en continuent pas moins de se donner des nouvelles sur une base régulière. «Gilles m'appelle tous les mois, d'indiquer Théodore. Il est un des rares entraîneurs que j'ai côtoyés avec qui je suis demeuré en contact. » Le russe n'a pas de secret pour lui

Lefebvre possède une longue expérience dans l'art d'enseigner à garder les buts. Il a roulé sa bosse durant plusieurs années dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il a travaillé deux ans avec le Laser de Saint-Hyacinthe, deux ans avec les Olympiques de Hull - où il a pu continuer à veiller sur la progression de Théodore -et quatre ans avec les Cataractes de Shawinigan. Or, il a donné une toute nouvelle orientation à sa carrière cette saison. Depuis août dernier, il prodigue ses connaissances aux gardiens des catégories midget à élite du Amur (mot russe pour le fleuve Amour, qui sépare la Sibérie de la Chine du Nord-est) de Khabarovsk. Ses sept années d'étude de la langue russe l'avaient bien préparé à affronter son nouveau défi. «C'est un monde tout à fait différent du nôtre, mais j e m'y plais beaucoup, a continué Lefebvre, qui profite de la -1 pause des fêtes pour célébrer avec les siens au Québec. Les gens sont affables. Ils sont en train de rénover et de rebâtir la ville de fond en comble. »

Par ailleurs, Lefebvre est impressionné par le jeu de la Ligue nationale russe. «Il n'y a pas de ligne rouge et ça patine ! A-t-il souligné. Les gradins sont remplis à tous les matchs. Notre amphithéâtre ne compte que 2300 sièges, mais un nouvel édifice de 7000 places est en construction. «Je compte bien y retourner l'an prochain si on renouvelle mon contrat. Mais je vise encore un poste avec une équipe de la Ligue nationale même s'il faut que j'attende jusqu'à 80 ans !»

Bonhomme persévérant

L'âge n'a pas d'importance aux yeux de Lefebvre. À preuve, il avait 43 ans quand il s'est présenté comme élève à l'école de Tretiak, avec qui il a établi une solide amitié. Il a maintenant 57 ans. Si ça peut l'encourager, André Lebrun avait 58 ans quand il a été embauché dans les mêmes fonctions par le Wild du Minnesota, l'an dernier. «Gilles n'est pas un lâcheur, de dire Théodore. C'est l'une de ses nombreuses qualités. Il pousse ses élèves au maximum. C'est un perfectionniste.»

Lé gardien du Tricolore est bien placé pour le savoir, car il lui arrive encore de s'entraîner l'été sous sa supervision.

 


Gilles Lefebvre - Copyright 2006